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samedi 12 octobre 2013

Les effets cumulatifs des commotions cérébrales dans le sport.

Ci-joint un article de presse sur les effets cumulatifs des commotions cérébrales dans le sport.
 
 
Et, de plus, en lien avec le même thème, voici le documentaire (en anglais) de PBS sur les commotions cérébrales dans le football américain : "League of denial".
 
 
 

dimanche 3 juin 2012

Le cou et les commotions cérébrales !

Voici un article de vulgarisation sur l'importance de vérifier s'il n'y a pas de blessures au cou lorsqu'une personne a subie une commotion cérébrale.

Dans ma pratique professionnelle auprès des personnes ayant subi une commotion cérébrale (ou traumatisme cranio-cérébral léger), je peux témoigner que, assez régulièrement, les personnes se plaignent de douleurs au cou, surtout lors d'accidents de voiture. Même s'il ne semble pas y avoir de blessures "objectives" au cou (c'est-à-dire que les examens médicaux sont négatifs), les personnes peuvent avoir des douleurs qui persistent dans le temps et qui, selon leurs témoignages, peuvent entraîner, entre autres, des maux de tête et, parfois, des étourdissements. Ainsi, je pense qu'il est vraiment important que, si une personne ayant subi une commotion cérébrale continue de se plaindre de douleurs au cou, il faut mener des investigations médicales plus approfondies (colonne vertébrale, muscles et nerfs, etc.) afin de mieux comprendre l'origine et la nature des douleurs persistantes. Car une blessure au cou (du genre "entorse cervicale") peut contribuer à prolonger la durée de certains symptômes post-commotionnels. D'après mes lectures, il est assez probable, par exemple, que c'est ce qui est arrivé à Sydney Crosby et qui a retardé de manière importante son retour au jeu.

jeudi 12 avril 2012

TCC léger et symptômes persistants (bis)

Le 26 janvier 2012, le message était consacré à un très intéressant document produit par la Fondation ontarienne de neurotraumatologie. Malheureusement, ce document n'était pas traduit en français.

Ci-dessous, je mets un lien qui renvoie vers une synthèse en français de ce document. Il s'agit du "Guide de pratique clinique pour les lésions cérébrales traumatiques légères et les symptômes persistants". On y retrouve toutes les recommandations présentes dans le document original.

jeudi 26 janvier 2012

TCC léger et symptômes persistents

Voici un excellent document (malheureusement pas encore traduit en français) produit par la Fondation Ontarienne de Neurotraumatologie et qui s'intéresse aux symptômes persistents (qu'ils soient de nature physique, psychologique/comportementale ou cognitive) après un Traumatisme Cranio-Cérébral léger (TCC léger). Ce document s'adresse davantage aux professionnels de la santé mais il peut néanmoins être utile pour le grand public.

Rappelons que, selon l'évolution attendue après un TCC léger, les symptômes post-commotionnels devraient avoir tous disparu après une période allant de 3 à 6 mois. Mais, dans un faible pourcentage de cas (variant entre 5 et 15 % selon la littérature scientifique), certains symptômes peuvent persister au-delà de cette période, avec des conséquences plus ou moins importantes sur la manière dont la personne fonctionne dans les différentes activités de la vie quotidienne.

Alors, sans plus attendre, voici le lien menant à ce superbe document :

mercredi 16 mars 2011

La gestion des symptômes post-commotionnels après un TCC léger (5ème partie)

Cette partie est consacrée à la gestion des difficultés de mémoire dans la vie quotidienne, après avoir subi un TCC léger.
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Stratégies pour améliorer l’encodage (mise en mémoire) et le rappel :


Réaliser une activité à la fois, en diminuant le plus possible les sources de distractions ; si possible, terminer l’activité en cours avant d’en commencer une autre.

Pour mémoriser une information spécifique, bien se concentrer, bien « observer » et/ou « écouter » l’information. Se donner le temps pour que l’information « entre en mémoire ». Par exemple, si vous voulez vous rappeler l’emplacement où vous avez mis un objet, vous pouvez fermer les yeux et visualiser l’endroit où se trouve l’objet. Puis vous ouvrez les yeux à nouveau et regardez l’objet pour renforcer l’image. Si vous êtes une personne tactile, vous pouvez toucher l’objet et l’endroit environnant ; si vous êtes une personne plus auditive, vous pouvez répéter à haute voix ce que vous voyez.

Créer des routines (faire certaines activités toujours au même moment, toujours dans le même ordre, etc…).

Rendre l’environnement immédiat prévisible et stable (objets et/ou informations importantes toujours au même endroit, bien visibles).

Pour bien apprendre et retenir en mémoire une information nouvelle, mieux vaut être souvent confronté à cette information, même si c’est pendant peu de temps, qu’une seule fois et pendant longtemps.

Mieux vaut faire soi-même certaines actions pour mieux les encoder et les retenir (par exemple : écrire soi-même les rendez-vous dans l’agenda ou une liste d’aliments à acheter à l’épicerie, etc…).

Ne pas hésiter à utiliser des notes (post-it par exemple) et des listes pour vous rappeler quoi faire et quand le faire. Ces notes doivent être placées à des endroits bien visibles et, si possible, en lien avec l’activité à ne pas oublier (par exemple, le frigidaire pour l’épicerie).

jeudi 10 février 2011

La gestion des symptômes post-commotionnels après un TCC léger (4ème partie)

Conseils pratiques pour augmenter l’attention/concentration après avoir subi un TCC léger


Modifications de l’environnement :

Quand vous travaillez ou étudiez par exemple, faites-le dans l’environnement le plus calme possible. Éteignez la télévision ou la radio, branchez le répondeur de votre téléphone, etc.

Si possible, ne « surchargez » pas trop votre environnement immédiat en ce qui concerne les lumières, les meubles, les objets divers, les couleurs, etc. S’il y a une surcharge de stimulations extérieures, vous risquez d’avoir plus de difficultés à vous concentrer sur une tâche précise. De même, si votre environnement est bien organisé (mêmes objets toujours à la même place, documents bien classés, etc.), cela peut augmenter votre attention et efficacité dans la réalisation des tâches de la vie quotidienne.

Modifications de l’horaire de vie :

Essayez de noter les moments de la journée et les circonstances où vous avez le plus de difficultés à vous concentrer. Ensuite, si possible, ajustez votre horaire quotidien en fonction de ces moments ou circonstances plus difficiles. De même, essayez de repérer les moments de la journée où vous êtes le plus performant sur le plan de la concentration. Ainsi, vous pourrez faire les activités les plus exigeantes durant ces moments-là.

Soyez très attentif(ive) à la fatigue que vous ressentez durant les activités que vous êtes en train de réaliser. Si c’est le cas, n’hésitez pas à faire une pause plus ou moins longue pour être capable de reprendre l’activité en étant davantage concentré.

Essayez le plus possible de diminuer les contraintes de temps. Donnez-vous par exemple plus de temps pour réaliser des tâches habituelles réalisées en un certain temps avant l’accident.

Modifications sur le plan social :

Demandez aux personnes de parler plus lentement lorsqu’elles vous disent des informations importantes, de donner une information à la fois et de faire éventuellement une pause pour que vous ayez le temps de bien traiter l’information. Si nécessaire, n’hésitez pas de demander aux personnes de reformuler ou de répéter ce qu’elles viennent de dire. Après ça, répétez ou reformulez ce que vous venez d’entendre afin d’être sûr(e) d’avoir la bonne information.

Si nécessaire, prenez des notes de ce qui est dit.

Soyez honnête et transparent en ce qui concerne vos difficultés d’attention/ concentration. Ainsi, vous et la personne avec qui vous parlez serez plus à l’aise.

Si votre esprit « voyage » lorsque vous parlez à quelqu’un, essayez de vous concentrer sur la qualité de sa voix ou sur les gestes que la personne fait.

lundi 20 décembre 2010

La gestion des symptômes post-commotionnels après un TCC léger (2ème partie)

La 2ème partie est consacrée aux étourdissements :
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Conseils pratiques pour diminuer les étourdissements après avoir subi un TCC léger :


Au premier signe d’un étourdissement, arrêtez de bouger et asseyez ou couchez-vous. Cela peut aider à faire passer la sensation désagréable en quelques minutes.

Le matin, roulez-vous et levez-vous lentement dans le lit pour en sortir plutôt que vous mettre rapidement assis.

Observez si vos étourdissements sont pires à certains moments de la journée, quand vous avez faim, ou lorsqu’il fait chaud ou encore lorsqu’il y a du bruit. Si c’est le cas, prenez des mesures pour éviter ou diminuer ces conditions.

Évitez l’alcool, la cigarette et les drogues, étant donné que ces substances peuvent provoquer des étourdissements.

Limitez la consommation de sel car il favorise la rétention d’eau et peut augmenter la sensation de vertiges.

mardi 14 décembre 2010

La gestion des symptômes post-commotionnels après un TCC léger (1ère partie)

Dans les semaines à venir, je vais publier une série de messages centrés sur la gestion des principaux symptômes post-commotionnels présents chez les personnes ayant subi un traumatisme cranio-cérébral léger. Il s'agit de conseils cliniques visant à diminuer l'intensité de ces symptômes et leur impact sur les activités de la vie quotidienne. Pour la plupart, ces conseils sont tirés des 2 livres suivants : « Coping with Mild Traumatic Brain Injury » de Diane Roberts Stoler et Barbara Albers Hill, Avery, New York, 1998 ; "Neuropsychological Management of Mild Traumatic Brain Injury" de Raskin, S.A. et Mateer, C.A., Oxford University Press, 2000.
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Aujourd'hui je commence avec la gestion des maux de tête.
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Conseils pratiques pour diminuer les maux de tête après avoir subi un TCC léger :


• Prenez du temps durant la journée (même si ce n’est seulement que 10 minutes) pour apprendre à relaxer. Choisissez un endroit agréable, portez des vêtements confortables, fermez vos yeux et relâchez vos muscles. Pour mieux relaxer, vous pouvez inspirer lentement par le nez (une longue et profonde inspiration) puis vous expirez aussi lentement et profondément par la bouche. En faisant cela, vous pouvez vous aider à vous concentrer en répétant un mot ou une phrase ou en visualisant une image agréable. Quand vous avez fini, restez assis calmement pendant une minute ou deux, d’abord avec les yeux fermés puis avec les yeux ouverts.

• Prenez des notes (par exemple dans un petit cahier intitulé « maux de tête ») sur chaque épisode de mal de tête.

Écrivez la date d’apparition, le moment de la journée, les aliments mangés peu de temps avant, vos émotions et l’activité pratiquée au moment de l’apparition du mal de tête ainsi que toutes les autres informations pertinentes. Ensuite, si vous y trouvez des éléments qui semblent se répéter lors des crises de mal de tête, essayez de modifier ces éléments afin de faire diminuer la fréquence ou l’intensité des maux de tête.

• Essayez de ne pas dévier votre horaire habituel en lien avec le sommeil, les repas et les exercices physiques éventuels.

• Essayez de déterminer si certaines activités ou actions (par exemple, boire de l’alcool, se pencher en avant, etc.) peuvent déclencher des maux de têtes. Ensuite, essayez d’éviter le plus possible ces activités ou actions.

• Si possible, remplacez les activités physiques plus « énergiques » (mouvements brusques de la tête, risque de coups, etc.) par des activités physiques plus calmes (comme la natation ou la marche par exemple).

• Évitez les lumières fluorescentes et les autres types de lumières « pulsatiles », si possible.

mardi 19 octobre 2010

Les commotions cérébrales dans le sport

Voici un article de vulgarisation scientifique vraiment intéressant sur les risques encourus par les sportifs ayant subi 1 ou plusieurs commotions cérébrales. À noter les concepts de "commotions sans perte de connaissance" et le "syndrome du second impact". Heureusement, comme déjà mentionné dans plusieurs messages de ce blog, les connaissances concernant les commotions cérébrales (ou TCC léger) ne cessent d'augmenter et les personnes ayant subi ce type de traumatisme sont de mieux en mieux suivies par le monde médical et paramédical. Cependant, sans vouloir dramatiser, il y a encore beaucoup à faire du point de vue de la sensibilisation, entre autres dans le milieu scolaire. En effet, là aussi, des enfants peuvent très bien subir des commotions cérébrales (parfois plusieurs au cours de leur "vie scolaire") et les impacts sur le fonctionnement de l'étudiant (que ce soient sur les plans académique, psychologique et comportemental) peuvent être plus importants qu'on ne le pense, surtout si rien n'est fait pour informer et supporter l'étudiant et ses proches.
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lundi 16 août 2010

TCC légers : l'épidémie silencieuse

Voici un très bon article de vulgarisation scientifique ayant trait aux TCC légers et qui parle du seul livre, à ma connaissance, écrit par des Québécois sur ce sujet. Ce livre est destiné au clinicien mais aussi au grand public. C'est très intéressant car, comme il est indiqué dans l'article, les TCC légers sont fréquents et finalement assez peu connus, même du monde médical. D'où le nom "épidémie silencieuse". Pourtant, je peux témoigner que le TCC léger peut en effet avoir des conséquences assez importantes sur la réalisation de nombreuses activités de la vie quotidienne, surtout si rien n'est fait et que l'on dit que "tout va bien se passer car il s'agit seulement d'un léger choc sur la tête". De plus, il y a ce fameux "effet de cumul" qui, si une personne fait plusieurs TCC légers ou commotions cérébrales (même sur une période de plusieurs années), peut accroître les effets du TCC léger de manière très importante. Heureusement, depuis quelques années, des efforts significatifs sont réalisés au Québec pour que les personnes ayant subi un TCC léger soient davantage informés, conseillés et guidés au travers de notre système de santé, plutôt complexe il faut le dire...
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jeudi 17 juin 2010

Orientations ministérielles pour le traumatisme craniocérébral léger

Me voilà de retour après un superbe voyage en Chine !

Pour les personnes désirant approfondir leurs connaissances sur le TCC léger et mieux connaître comment cette problématique est traitée au sein du système de santé au Québec, voici un document très intéressant sur les orientations ministérielles pour le TCC léger (années 2005-2010) :
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Bonne lecture !

mardi 19 janvier 2010

Capsule santé sur les TCC légers

Dans le lien présenté ci-dessous, vous trouverez une intéressante présentation audio (d'une durée de presque 6 minutes) sur les traumatismes cranio-cérébraux légers. Il vous suffit de descendre un peu dans la page et, vers la droite, vous trouverez l'intitulé de cette présentation : "Commotions cérébrales ou TCCL : comment les reconnaître, les soigner et les prévenir".
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mercredi 2 septembre 2009

Commotions cérébrales et dépression

Voici une courte vidéo intéressante qui explique le lien entre certaines formes de commotions cérébrales et la dépression :


http://www.youtube.com/watch?v=lKwL6TLmsEE

vendredi 10 juillet 2009

Documentations sur le TCC léger

Pour les lecteurs et lectrices désirant en savoir davantage sur le traumatisme cranio-cérébral léger, voici quelques liens intéressants (et en français !) :

http://www.aucoeurdelatrauma.org/conferences/tccl_documentation.pdf

http://biblio.hmr.qc.ca/Publications_pdf/T/trauma_cranien_pre030.pdf

http://www.francetraumatismecranien.fr/fileadmin/SITE_FTC/PLAQUETTES/fichier_r-duit_traum_urgentiste_depliant_def.pdf

jeudi 2 juillet 2009

La fatigue cognitive dans le TCC léger

Dans le message du 13 avril 2009, je vous ai parlé un peu du TCC léger. Dans la liste des principaux symptômes généralement observés lors de la survenue d'un TCC léger (parfois aussi appelé "commotion cérébrale") se trouve la fatigue. Il ne s'agit pas d'une fatigue au sens commun du terme. Nous parlons ici plutôt de fatigue cognitive (ou encore cérébrale ou neurologique). Les mécanismes neurologiques à la base de l'apparition de cette fatigue sont encore peu connus. Il faut savoir que, même après un TCC léger (avec, par exemple, une perte de conscience de quelques minutes), cette fatigue peut être très présente, surtout peu de temps après le traumatisme, mais peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Comment se manifeste-t-elle dans la vie de tous les jours ? Je vais me baser sur ma pratique professionnelle pour vous en parler.
Toutes les personnes ayant subi un TCC léger que j'ai rencontrées se sont plaintes, à des degrés divers, de cette fatigue. En résumé, elles l'expliquent en disant que, lorsqu'elles font des activités
facilement réalisées avant le traumatisme (par exemple, lire un livre, faire la vaisselle, aller faire son épicerie, etc.), elles se fatiguent beaucoup plus rapidement et doivent souvent arrêter l'activité en cours. De plus, ce qui semble caractéristique de ce type de fatigue (et qui la distingue de la fatigue que nous connaissons tous, par exemple, après avoir passé une nuit blanche), est la difficulté à récupérer. Une simple sieste ne suffit souvent pas. Surtout si la personne s'est forcée un peu, elle peut en "payer le prix" pendant plusieurs jours. Et ce "prix" peut consister en l'apparition de maux de tête, de problèmes de sommeil, d'augmentation de l'irritabilité et d'une "baisse du moral". Parfois, la personne n'est tout simplement plus capable de réaliser certaines activités pendant une période de temps assez longue. Je me souviens d'une personne qui, au bout de 15 minutes de lecture, devait s'arrêter, alors qu'auparavant elle pouvait facilement lire pendant 1 à 2 heures sans interruption.


Une autre difficulté importante liée à cette fatigue particulière est que les personnes elles-mêmes, mais aussi les personnes de leur entourage, ne comprennent pas bien pourquoi cette fatigue est présente. Les personnes ne comprennent pas pourquoi, après un léger choc sur la tête, il leur est parfois si difficile de réaliser avec efficacité des activités qu'elles faisaient souvent et facilement avant le traumatisme. Comme je l'ai dit, nous sommes encore loin de bien connaître le pourquoi et le comment de cette fatigue neurologique. Cependant, elle existe et peut vraiment avoir des conséquences négatives importantes sur le fonctionnement des personnes dans leur vie quotidienne (activités domestiques, loisirs, travail), et ce, pendant une période de temps assez longue après l'apparition du traumatisme. Comme je l'ai mentionné dans le message du 13 avril, ce symptôme peut parfois encore être présent alors que tous les autres symptômes post-commotionnels ont disparu.
Ainsi, comme nous le verrons probablement plus en détail dans un futur message, il devient alors très important de bien informer les personnes et leur entourage sur la nature de cette "fatigue cognitive". Ensuite, il est tout aussi important d'aider ses personnes à mieux gérer leur énergie afin de progressivement diminuer les effets négatifs de cette fatigue. Simplement dire à la personne qu'elle doit continuer à faire des efforts et qu'elle doit se reposer n'est pas suffisant...

lundi 13 avril 2009

Le traumatisme cranio-cérébral léger (ou TCC léger)

Aujourd'hui, je vais vous parler un peu du traumatisme cranio-cérébral léger. Je vais me centrer sur les principaux symptômes du TCC léger. Mais, tout d'abord, quelques informations générales :
Ici, au Canada, il existe 3 grandes catégories de TCC : léger, modéré et sévère (ou grave). Des critères de nature médicale ont été définis pour distinguer ces 3 catégories. Je ne vais pas en parler dans ce message. Concernant le TCC léger, il faut savoir que c'est de loin le TCC le plus fréquent (environ 85 % de tous les TCC) et qu'il est principalement provoqué par les accidents de la route, les chutes ainsi que les coups reçus à la tête dans la pratique de nombreux sports. Souvent, c'est le terme "commotion cérébrale" qui est utilisé pour, en fait, parler du TCC léger.
Voici la liste des principaux symptômes pouvant être observés après avoir subi un TCC léger. Bien sûr, ces symptômes peuvent varier en nombre et en intensité suivant les personnes :
  • Maux de tête
  • Étourdissements (avec ou sans nausées)
  • Fatigue
  • Problèmes de sommeil
  • Vision brouillée
  • Vision double
  • Sensibilité exagérée au bruit
  • Sensibilité exagérée à la lumière
  • Difficultés de mémoire
  • Difficultés d'attention/concentration
  • Ralentissement de la pensée
  • Sentiments de dépression
  • Sentiments de frustration/d'impatience
  • Irritabilité
  • Agitation
  • Acouphènes (bruit dans les oreilles) (plus rare)

Lorsque plusieurs de ces symptômes sont présents et persistent plusieurs semaines après l'apparition du TCC, il y a alors présence d'un "syndrome post-commotionnel". Il est important de mentionner que ce n'est pas inhabituel que certains symptômes mentionnés ci-dessus peuvent être présents pour une durée allant de 3 à 6 mois. Ainsi, par exemple, la fatigue, les maux de tête, les difficultés de mémoire et d'attention/concentration sont des symptômes qui peuvent persister plus longtemps que d'autres. Souvent (et j'ai pu l'observer dans ma pratique professionnelle), les symptômes suivants sont présents juste après l'apparition du TCC et diminuent progressivement : vision brouillée et double, étourdissements, sensibilité exagérée au bruit et à la lumière, agitation.

Par contre, comme déjà mentionné, d'autres symptômes peuvent persister et avoir des conséquences négatives sur la réalisation de plusieurs activités de la vie quotidienne (travail, loisirs, tâches domestiques, etc.). Malheureusement, comme le TCC léger n'est pas encore très connu (même dans le monde médical), il n'est pas rare que les personnes se retrouvent seules face à leurs symptômes et que le seul "traitement" recommandé (à part, par exemple, de la médication pour les maux de tête ou les sentiments dépressifs) est que la personne doit se reposer et que "cela passera avec le temps". Il est vrai que le temps (et une hygiène de vie adaptée) peut arranger les choses. Mais ce n'est pas toujours le cas et c'est là qu'il est important de bien reconnaître les symptômes liés au TCC léger afin d'apprendre à mieux les gérer.

Je suis conscient que ce message apporte seulement quelques informations parcellaires sur le TCC léger. C'est un vaste sujet, également sujet à controverse. Je vais probablement reparler du TCC léger dans de futurs messages.

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