lundi 20 décembre 2010

La gestion des symptômes post-commotionnels après un TCC léger (2ème partie)

La 2ème partie est consacrée aux étourdissements :
.
Conseils pratiques pour diminuer les étourdissements après avoir subi un TCC léger :


Au premier signe d’un étourdissement, arrêtez de bouger et asseyez ou couchez-vous. Cela peut aider à faire passer la sensation désagréable en quelques minutes.

Le matin, roulez-vous et levez-vous lentement dans le lit pour en sortir plutôt que vous mettre rapidement assis.

Observez si vos étourdissements sont pires à certains moments de la journée, quand vous avez faim, ou lorsqu’il fait chaud ou encore lorsqu’il y a du bruit. Si c’est le cas, prenez des mesures pour éviter ou diminuer ces conditions.

Évitez l’alcool, la cigarette et les drogues, étant donné que ces substances peuvent provoquer des étourdissements.

Limitez la consommation de sel car il favorise la rétention d’eau et peut augmenter la sensation de vertiges.

mardi 14 décembre 2010

La gestion des symptômes post-commotionnels après un TCC léger (1ère partie)

Dans les semaines à venir, je vais publier une série de messages centrés sur la gestion des principaux symptômes post-commotionnels présents chez les personnes ayant subi un traumatisme cranio-cérébral léger. Il s'agit de conseils cliniques visant à diminuer l'intensité de ces symptômes et leur impact sur les activités de la vie quotidienne. Pour la plupart, ces conseils sont tirés des 2 livres suivants : « Coping with Mild Traumatic Brain Injury » de Diane Roberts Stoler et Barbara Albers Hill, Avery, New York, 1998 ; "Neuropsychological Management of Mild Traumatic Brain Injury" de Raskin, S.A. et Mateer, C.A., Oxford University Press, 2000.
.
Aujourd'hui je commence avec la gestion des maux de tête.
.
Conseils pratiques pour diminuer les maux de tête après avoir subi un TCC léger :


• Prenez du temps durant la journée (même si ce n’est seulement que 10 minutes) pour apprendre à relaxer. Choisissez un endroit agréable, portez des vêtements confortables, fermez vos yeux et relâchez vos muscles. Pour mieux relaxer, vous pouvez inspirer lentement par le nez (une longue et profonde inspiration) puis vous expirez aussi lentement et profondément par la bouche. En faisant cela, vous pouvez vous aider à vous concentrer en répétant un mot ou une phrase ou en visualisant une image agréable. Quand vous avez fini, restez assis calmement pendant une minute ou deux, d’abord avec les yeux fermés puis avec les yeux ouverts.

• Prenez des notes (par exemple dans un petit cahier intitulé « maux de tête ») sur chaque épisode de mal de tête.

Écrivez la date d’apparition, le moment de la journée, les aliments mangés peu de temps avant, vos émotions et l’activité pratiquée au moment de l’apparition du mal de tête ainsi que toutes les autres informations pertinentes. Ensuite, si vous y trouvez des éléments qui semblent se répéter lors des crises de mal de tête, essayez de modifier ces éléments afin de faire diminuer la fréquence ou l’intensité des maux de tête.

• Essayez de ne pas dévier votre horaire habituel en lien avec le sommeil, les repas et les exercices physiques éventuels.

• Essayez de déterminer si certaines activités ou actions (par exemple, boire de l’alcool, se pencher en avant, etc.) peuvent déclencher des maux de têtes. Ensuite, essayez d’éviter le plus possible ces activités ou actions.

• Si possible, remplacez les activités physiques plus « énergiques » (mouvements brusques de la tête, risque de coups, etc.) par des activités physiques plus calmes (comme la natation ou la marche par exemple).

• Évitez les lumières fluorescentes et les autres types de lumières « pulsatiles », si possible.

vendredi 26 novembre 2010

Les effets du décalage horaire fréquent sur le cerveau des hamsters !

Ci-joint un article parlant de l'effet de décalages horaires fréquents sur la structure cérébrale du hamster, en particulier sur la zone appelée "hippocampe", responsable de l'encodage de nouvelles informations. Entre autres effets, moins de nouveaux neurones sont créés dans cette zone suite à des séances d'apprentissage et, par conséquent, les hamsters ayant subi de nombreux décalages horaires sont moins performants sur le plan des habiletés de mémoire. Rappelons qu'il est maintenant bien établi que de nouveaux neurones peuvent être créés dans l'hippocampe suite à la réalisation de nouveaux apprentissages (voir les messages du 14 août 2008 et du 22 octobre 2010). À noter que de tels effets négatifs sur les habiletés de mémoire suite à des décalages horaires fréquents ont déjà été établis sur les êtres humains. Nous pouvons donc supposer que, là aussi, certains changements durables dans la structure du cerveau se produisent et ont des conséquences sur certaines habiletés (comme la mémoire, l'attention/concentration).
.
http://www.cyberpresse.ca/sciences/201011/25/01-4346291-des-decalages-horaires-frequents-alterent-le-cerveau-des-hamsters.php?

jeudi 11 novembre 2010

Le prix de la guerre : séquelles des traumatismes cranio-cérébral

Ci-joint un excellent dossier multimédia (gracieuseté du Washington Post) consacré aux séquelles de traumatismes cranio-cérébral chez des soldats américains ayant servi en Irak. Documents audio-vidéos, photos, articles, témoignages, discussions, etc. Voici ce que j'appelle de l'excellent journalisme !
.

mardi 9 novembre 2010

La naissance de nouveaux neurones dans le cerveau humain adulte

En lien avec le précédent message, voici un article de synthèse (en français) sur les différentes découvertes dans le domaine des neurosciences (depuis les années 1990) qui ont permis de confirmer l'existence de la "neurogenèse" dans le cerveau humain adulte. À noter que cet article provient de l'excellent site "Le cerveau à tous les niveaux" (voir dans la liste des sites internet recommandés).
.

vendredi 22 octobre 2010

Neurogenèse chez des souris adultes

Ci-joint un article (en anglais) consacré à l'apparition de nouvelles cellules nerveuses (neurogenèse) dans le cerveau de souris adultes (et plus précisément la partie appelée "hippocampe"). Ce qui est particulièrement intéressant est que ces nouveaux neurones auraient les mêmes capacités de plasticité (avec, par exemple, création de nouvelles connexions neuronales) que les neurones chez les bébés souris. Il s'agit d'une recherche supplémentaire qui soutient la possibilité de création de nouveaux neurones chez des mammifères adultes, lesquels peuvent sous-tendre de nouveaux apprentissages. Ainsi, le concept de "lifelong learning" (ou apprentissage tout au long de la vie) commence à être de plus en plus soutenu par les découvertes en neurosciences. Personnellement, j'ai toujours été persuadé que nous sommes capables de réaliser de nouveaux apprentissages tout au long de notre vie. Je ne vois pas pourquoi un être humain, motivé et se donnant les moyens adéquats pour réaliser ces apprentissages, ne serait pas capable d'apprendre de nouvelles choses, peu importe son âge ! Et, si de nouvelles connaissances sont acquises de manière durable, je pense que cela doit, en quelque sorte, pouvoir se "voir" dans le cerveau. Il doit y avoir des changements durables de la structure du cerveau (que ce soient sur les plans neuroanatomique ou neurophysiologique), lesquels "témoignent" de la présence de ces nouveaux apprentissages.
.

mardi 19 octobre 2010

Les commotions cérébrales dans le sport

Voici un article de vulgarisation scientifique vraiment intéressant sur les risques encourus par les sportifs ayant subi 1 ou plusieurs commotions cérébrales. À noter les concepts de "commotions sans perte de connaissance" et le "syndrome du second impact". Heureusement, comme déjà mentionné dans plusieurs messages de ce blog, les connaissances concernant les commotions cérébrales (ou TCC léger) ne cessent d'augmenter et les personnes ayant subi ce type de traumatisme sont de mieux en mieux suivies par le monde médical et paramédical. Cependant, sans vouloir dramatiser, il y a encore beaucoup à faire du point de vue de la sensibilisation, entre autres dans le milieu scolaire. En effet, là aussi, des enfants peuvent très bien subir des commotions cérébrales (parfois plusieurs au cours de leur "vie scolaire") et les impacts sur le fonctionnement de l'étudiant (que ce soient sur les plans académique, psychologique et comportemental) peuvent être plus importants qu'on ne le pense, surtout si rien n'est fait pour informer et supporter l'étudiant et ses proches.
.
over-blog.com