lundi 13 avril 2009

"Searching for God in the Brain"

Pour les lecteurs courageux et sachant bien lire l'anglais, voici un long article de Scientific American sur ce qui peut se passer dans le cerveau des personnes qui vivent une expérience religieuse :

Le traumatisme cranio-cérébral léger (ou TCC léger)

Aujourd'hui, je vais vous parler un peu du traumatisme cranio-cérébral léger. Je vais me centrer sur les principaux symptômes du TCC léger. Mais, tout d'abord, quelques informations générales :
Ici, au Canada, il existe 3 grandes catégories de TCC : léger, modéré et sévère (ou grave). Des critères de nature médicale ont été définis pour distinguer ces 3 catégories. Je ne vais pas en parler dans ce message. Concernant le TCC léger, il faut savoir que c'est de loin le TCC le plus fréquent (environ 85 % de tous les TCC) et qu'il est principalement provoqué par les accidents de la route, les chutes ainsi que les coups reçus à la tête dans la pratique de nombreux sports. Souvent, c'est le terme "commotion cérébrale" qui est utilisé pour, en fait, parler du TCC léger.
Voici la liste des principaux symptômes pouvant être observés après avoir subi un TCC léger. Bien sûr, ces symptômes peuvent varier en nombre et en intensité suivant les personnes :
  • Maux de tête
  • Étourdissements (avec ou sans nausées)
  • Fatigue
  • Problèmes de sommeil
  • Vision brouillée
  • Vision double
  • Sensibilité exagérée au bruit
  • Sensibilité exagérée à la lumière
  • Difficultés de mémoire
  • Difficultés d'attention/concentration
  • Ralentissement de la pensée
  • Sentiments de dépression
  • Sentiments de frustration/d'impatience
  • Irritabilité
  • Agitation
  • Acouphènes (bruit dans les oreilles) (plus rare)

Lorsque plusieurs de ces symptômes sont présents et persistent plusieurs semaines après l'apparition du TCC, il y a alors présence d'un "syndrome post-commotionnel". Il est important de mentionner que ce n'est pas inhabituel que certains symptômes mentionnés ci-dessus peuvent être présents pour une durée allant de 3 à 6 mois. Ainsi, par exemple, la fatigue, les maux de tête, les difficultés de mémoire et d'attention/concentration sont des symptômes qui peuvent persister plus longtemps que d'autres. Souvent (et j'ai pu l'observer dans ma pratique professionnelle), les symptômes suivants sont présents juste après l'apparition du TCC et diminuent progressivement : vision brouillée et double, étourdissements, sensibilité exagérée au bruit et à la lumière, agitation.

Par contre, comme déjà mentionné, d'autres symptômes peuvent persister et avoir des conséquences négatives sur la réalisation de plusieurs activités de la vie quotidienne (travail, loisirs, tâches domestiques, etc.). Malheureusement, comme le TCC léger n'est pas encore très connu (même dans le monde médical), il n'est pas rare que les personnes se retrouvent seules face à leurs symptômes et que le seul "traitement" recommandé (à part, par exemple, de la médication pour les maux de tête ou les sentiments dépressifs) est que la personne doit se reposer et que "cela passera avec le temps". Il est vrai que le temps (et une hygiène de vie adaptée) peut arranger les choses. Mais ce n'est pas toujours le cas et c'est là qu'il est important de bien reconnaître les symptômes liés au TCC léger afin d'apprendre à mieux les gérer.

Je suis conscient que ce message apporte seulement quelques informations parcellaires sur le TCC léger. C'est un vaste sujet, également sujet à controverse. Je vais probablement reparler du TCC léger dans de futurs messages.

vendredi 20 mars 2009

Le fonctionnement du cerveau des élèves doués ("gifted students")

Ci-joint un article très intéressant sur le fonctionnement du cerveau des "élèves doués" :


http://www.newhorizons.org/spneeds/gifted/eide.htm


L'idée principale de cet article est que le cerveau des élèves doués, c'est-à-dire des enfants qui ont une plus grande facilité d'apprentissage, fonctionne de manière multimodale, coordonnée et intégrée. Si plusieurs zones cérébrales, impliquant différentes modalités sensorielles, "travaillent" ensemble de manière simultanée et coordonnée, alors il en résulte une meilleure performance sur le plan du traitement de l'information. Ici, nous pouvons parler de "profondeur de traitement". Si une information est traitée par le cerveau de manière multimodale, elle sera traitée de manière plus approfondie et, ainsi, la probabilité de se rappeler cette information et de pouvoir la manipuler sera augmentée. De plus, si la dimension émotionnelle intervient (voir le concept d'intelligence émotionnelle), il est de plus en plus démontré que le traitement de l'information sera encore plus approfondi.
Il n'est donc pas très étonnant que j'ai souvent l'impression que tout ce qu'on m'a enseigné durant mes études secondaires et universitaires a laissé peu de traces dans mon cerveau ! En effet, l'enseignement reçu était essentiellement unimodal (via la modalité verbale, ce que j'appelle l'enseignement "bla-bla-bla") et très peu émotionnel. Le sujet de ce message n'est pas l'éducation, mais il apparaît très clairement que le monde de l'éducation devrait de plus en plus s'inspirer des dernières découvertes dans le domaine des neurosciences !

jeudi 12 février 2009

Bientôt de retour !

Comme vous avez pu le constater, je n'ai pas publié de message depuis le 30 novembre de l'année passée. Une charge de travail supplémentaire a mis mon cerveau à contribution et j'ai un peu "oublié" mon blog. Cependant, soyez sans crainte, la publication des messages devrait reprendre "tranquillement pas vite" à partir du mois de mars...


Alors, patience et à bientôt !

dimanche 30 novembre 2008

The Rise of the Cyborgs !

Ci-joint un article très intéressant sur les progrès réalisés en ce qui concerne l'interface "cerveau-machine", avec plusieurs exemples tirés du monde médical. Et ce n'est pas de
la science-fiction !


http://discovermagazine.com/2008/oct/26-rise-of-the-cyborgs/article_view?b_start:int=0&-C=

dimanche 9 novembre 2008

Le cerveau et les émotions complexes

Ci-joint un article sur les émotions et le cerveau. Cet article parle en partie de l'éternel débat "esprit-cerveau" mais, surtout, montre à quel point des zones cérébrales peuvent fonctionner conjointement et sont interdépendantes lorsque nous vivons des émotions complexes.


http://www.newsweek.com/id/158754


Bonne lecture !

samedi 25 octobre 2008

Le cerveau des chauffeurs de taxi londoniens !

Voici 2 articles concernant l'effet sur le cerveau (et plus particulièrement l'hippocampe) de l'apprentissage et de la pratique des itinéraires routiers par les chauffeurs de taxi de la ville de Londres :

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/677048.stm


http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/7613621.stm



Le principe important à retenir de ces études concerne l'effet d'un entraînement spécifique et intensif sur certaines structures de notre cerveau. D'autres études de ce genre ont par exemple montré que les régions cérébrales motrices activées lors des mouvements des doigts étaient davantage développées chez les violonistes professionnels.


Personnellement, cela fait longtemps que je me dis qu'un entraînement intensif dans le but de maîtriser une compétence particulière devait avoir un effet "mesurable" sur certaines parties du cerveau. Cette hypothèse n'est pas nouvelle et paraît logique (du moins, en ce qui me concerne). Actuellement, cette hypothèse est de plus en plus acceptée parce que des études scientifiques, utilisant les techniques modernes d'imagerie cérébrale, parviennent à mesurer les effets sur le cerveau de la pratique intensive d'un ensemble de comportements spécifiques.
Réflexion : J'espère que des études de ce genre ne vont pas se multiplier à l'infini afin de prouver l'effet d'une pratique comportementale intensive sur le cerveau. En effet, le même genre d'observations (mais concernant des régions cérébrales différentes) pourraient alors être "découvertes" chez les marathoniens, les joueurs de tennis, les jongleurs, les tireurs d'élite, les acteurs de théâtre, les opérateurs de machinerie lourde, etc. Vous voyez où je veux en venir ! Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de réaliser une pléthore d'études de ce genre et de publier pendant de nombreuses années des dizaines d'articles scientifiques afin d'accepter le principe que les comportements humains entraînent des effets sur la structure de notre cerveau. Par contre, il peut être intéressant de mieux connaître la nature exacte de ces effets (par exemple, sur le plan des neurones et/ou des synapses et/ou des neurotransmetteurs, etc.). En ce sens, je pense que ce genre d'études peut alors avoir un certain intérêt.
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